À Lyon, la gauche se prépare à militer pour remporter les élections législatives. Près de 2 000 personnes étaient présentes devant l’hôtel de ville de Lyon ce vendredi soir pour manifester contre l’extrême droite. Drapeaux et micros en mains, les prises de paroles et les chants contre le Rassemblement National se sont enchaînées toute la soirée.
À Lyon, plusieurs manifestations ont eu lieu tout le week-end contre l’extrême droite. Vendredi 14 juin, plus de 2 000 manifestants se sont réunis sur la place des Terreaux entre 18h et 21h. La France Insoumise, le Parti Socialiste, Place Publique, Génération-s, et bien d’autres partis étaient présents devant l’hôtel de ville. “Chaque voix compte”, pouvait-on entendre dès le début du rassemblement. L’un des partisans des jeunes insoumis, Mathis, témoigne de leur présence et de leur investissement dans cette campagne : “Ce soir, nous allons participer au rassemblement, on va utiliser nos pancartes, mais surtout, on va discuter avec les gens et essayer de les convaincre de voter pour nous”.
Une union essentielle pour la gauche
Depuis la victoire de l’extrême droite aux élections européennes le 9 juin et la dissolution de l’Assemblée nationale dans la foulée, la gauche tente de faire barrage. Au lendemain de l’annonce du président de la République, tous les partis de gauche ont décidé de s’unir et de créer le Front Populaire. “On s’associe au Front Populaire parce que l’heure est grave, nous sommes unitaires”, témoigne Raphaël, membre du bureau exécutif chargé de la communication interne de Génération.s. Le parti politique s’était d’ailleurs retiré des élections européennes pour ne pas ajouter plus de dispersion au sein de la gauche.
Pour le parti Génération-s, la construction d’une union était évidente. Depuis plusieurs mois, le parti est en discussion avec Clémentine Autain et François Ruffin. “Si le nom et le site web du Front Populaire sont arrivés d’un coup, ce n’est pas pour rien, c’est que c’était quelque chose qui se travaillait depuis longtemps”, explique Raphaël. Selon lui, la dynamique et le travail unitaire ne datent pas d’hier. Signé par le PS, La France insoumise, Europe Écologie-Les Verts, le Parti communiste français, Place Publique et le Nouveau Parti anticapitaliste, le nombre de signataires du nouveau Front Populaire est inédit. Pour le mouvement Génération.s, il est “évident d’être là aujourd’hui et de faire partie des organisateurs afin de faire front contre l’extrême droite qui n’a rien perdu de son fascisme”, raconte Raphaël en citant notamment le contrôle des médias et des mœurs, notamment contre la PMA et les droits LGBTQ+.
Militer jusqu’aux élections
Pour inciter les abstentionnistes à voter, les partis de gauche vont manifester et réaliser de multiples actions jusqu’aux premières élections le 30 juin. “J’aimerais que les jeunes se mobilisent. Personnellement, je viens de la ruralité et je sais que beaucoup votent pour le RN, alors j’essaye de militer là-bas pour montrer et expliquer aux gens, qui sont un électorat pauvre, que le Rassemblement National ne travaille pas pour les pauvres”, témoigne Mathis, un partisan des jeunes insoumis. Jusqu’aux élections législatives, la France Insoumise mise sur le porte-à-porte. Puisque la plupart des arrondissements de Lyon votent à gauche ou au centre, c’est plutôt dans les banlieues autour de Lyon que les jeunes insoumis souhaitent se rendre. “On va aller parler aux gens qui ne votent pas pour les inciter à voter et leur dire que c’est très important, sinon il y aura peut-être un parti qu’ils ne voudront pas au pouvoir”, indique-t-il.
Pour Génération.s, le porte-à-porte et le tractage sont également les meilleurs moyens de militer. Selon eux, parler 5 minutes avec les gens sans stress extérieur est ce qui marche le mieux. “Évidemment, nous lançons aussi des campagnes sur les réseaux sociaux avec des vidéos percutantes et thématiques. Le but est de porter le projet du Front populaire, qui est un programme d’émancipation sociale et sociétal absolument génial.”, explique Raphaël, membre du bureau exécutif de Génération.s.
