Depuis la sortie du confinement et l’annonce du retour du second tour des élections municipales et métropolitaines Gérard Collomb s’est lancé dans son dernier combat politique avec une énergie du désespoir.

Incapable de trouver un terrain d’entente avec David Kimelfeld, parti en solitaire, Gérard Collomb s’est tourné sur sa droite pour maintenir son influence MAXIME JEGAT/LE PROGRES/MAXPPP

L’ancien ministre a décidé de renoncer à la présidence de la métropole durant l’entre-deux tours, et a annoncé son soutien au candidat Les Républicains. Malgré tout l’ancien maire de Lyon souhaite inverser le cours d’un premier tour qui a viré à la tourmente pour lui. La peur des écologistes le tenaille et l’a poussé dans les bras de ses ennemis les Républicains. Un revirement qui fait que ses anciens amis de la gauche sont devenus ses ennemis et ses anciens adversaires alliés.

Une alliance pour battre les écologistes

« Nous allons vivre une grande crise économique, et on sait bien que les Verts, ce n’est pas leur spécialité que de gérer l’économie. Ensemble, qui avons à peu près la même vision sur le développement économique de cette agglomération », assure Gérard Collomb. Pour lui, l’alliance passée entre les deux tours entre les écologistes, les socialistes et une candidate soutenue par les Insoumis et en « danger l’économie lyonnaise ».

Gérard Collomb qui met en avant la Force du Rassemblement pour une métropole qui protège et innove
Gérard Collomb qui met en avant la Force du Rassemblement pour une métropole qui protège et innove

Alliance des conservatismes

Face aux attaques martelées en boucle par ce nouvel attelage inattendu, le duo écologiste emmené par Bruno Bernard, arrivé en tête dans la course à la métropole avec 22,5% des voix s’allie à Gregory Doucet, arrivé premier à la ville de Lyon avec 28% des suffrages. Ils s’interrogent sur la logique et le projet politique de deux hommes qui s’opposaient hier et font campagne main dans la main aujourd’hui. Grégory Doucet justifie ses propres alliances : « Certes nous nous sommes rapprochés de deux autres listes à gauche, mais le projet qui est défendu, c’est le nôtre, celui des écologistes, le candidat, c’est un écologiste (c’est moi), et les têtes de listes dans tous les arrondissements, ce sont des écologistes. »

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