Suite à la victoire écrasante du Rassemblement National aux élections Européennes, et à l’approche des élections législatives, de nombreux jeunes ont participé aux manifestations organisées contre l’extrême droite, notamment à Lyon. Sur les pancartes et sur les bouches le même slogan qu’il y a 20 ans : « La jeunesse emmerde le Front National ».

« Bardella casse-toi de là » ce sont les mots des 3500 personnes présentes qui résonnaient sur la place des Terreaux vendredi 14 juin. Armés de pancartes, d’un ras-le-bol collectif et même d’une fanfare les Lyonnais se sont mobilisés en masse face à la montée de l’extrême droite au pouvoir. S’ils étaient déjà dans les rues au lendemain du résultat des élections européennes, les différentes associations lyonnaises appellent encore et toujours à la mobilisation et ne comptent pas se taire d’aussitôt.

Un cortège intergénérationnel mais majoritairement porté par les jeunes. Si leur participation aux votes étaient faibles, ils sont aux premiers rangs des mobilisations. A l’origine de ce rassemblement : le collectif Lyon Insurrection. Depuis les résultats des européennes ce compte Instagram ne cesse d’appeler à se mobiliser avec pour mot d’ordre : « Face à l’extrême droite, Riposte populaire ».

Très actif sur les réseaux sociaux, ils sont les porte-paroles de cette jeunesse en colère. « On ne laissera pas tomber nos droits et nos valeurs comme ça. Descendre dans les rues ça ne nous coûte rien et pourtant ça peut changer les choses. On sait que la politique n’est pas simple mais aujourd’hui nous les jeunes ont à la chance d’avoir accès à l’info, alors il faut en faire bon usage et aller voter. On a plus d’excuses. » exprime Anna une des membres de l’association.

 

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A leurs côtés 65 organisations où les syndicats de la CGT, Éducation et Solidaires sont massivement présents. Plusieurs élus, comme des maires d’arrondissement et des adjoints à la ville de Lyon étaient présents. Parmi eux, Fanny Dubot (EELV), Yasmine Bouagga (EELV), Olivier Berzane (EELV) et Sandrine Runel (PS).

Une jeunesse qui veut se faire voir et entendre

Sur le parcours entre la place des Terreaux et Bellecour, les manifestants ont régulièrement chanté des slogans anti-RN comme « Tout le monde déteste Bardella » ou encore « La jeunesse emmerde le Front National ». Si certains en ont perdus la voix d’autres ont opté pour des revendications plus silencieuses mais tout autant efficace. « J’ai chauffé des potes à faire des pancartes après les cours comme ça si on ne nous entend pas, on nous verra. » s’amuse Justine une étudiante en Droit.

La jeunesse dans les rues

Un rassemblement qui n’a rien d’étonnant

Si les mobilisations étaient importantes à Lyon cette semaine, elles restent nettement moins massives qu’en 2002 au lendemain de la qualification de Jean-Marie Le Pen au second tour de la présidentielle face à Jacques Chirac. 53 000 lyonnais c’étaient réunis dans les rues pour manifester contre le FN il y a 22 ans de cela. Ce qui explique que la défaite du RN sur la terre des Gones. Mais son cas n’est pas isolé, car comme la plupart des grandes villes à l’exception de Marseille et Nice dans le sud, la liste de Jordan Bardella est largement distancée par la gauche et Renaissance. Dimanche 9 juin, elle est arrivée quatrième avec 13,46 % des voix, en progression seulement de trois points par rapport aux européennes de 2019.

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