Une dame faisant du vélo sur les quais du Rhône
7000 lyonnais vont sur les quais du Rhône chaque jour.

Depuis 2007, les quais du Rhône sont devenus progressivement piétons. Chaque jour, 7000 lyonnais empruntent cet espace de cinq kilomètres de long situé de la rive gauche du Rhône, entre le parc de la Tête d’Or (au nord) et le pont de l’Université (au sud). Que ce soit pour pratiquer du sport, se reposer ou pour gagner du temps, chacun a ses bonnes raisons d’aller sur les quais.

Le matin, les quais du Rhône s’animent tôt. Joggeurs, cyclistes, trottinettes : chacun va à son rythme, direction le travail ou la fac. Clara, étudiante en droit, passe par là tous les jours pour rejoindre les cours au quai Claude Bernard.

« C’est plus sympa que le métro. J’écoute un podcast en marchant au bord de l’eau. Ça me met de bonne humeur pour la journée. »

Les quais du Rhône, toute une journée en mouvement

Vers midi, l’ambiance change. Les bancs se remplissent, les gens s’installent à l’ombre. Certains mangent, d’autres prennent juste une pause. Maxime, cadre en télétravail, vient souvent près du pont de la Guillotière.

« Il y a du wifi, des arbres, c’est calme. Mieux qu’un café plein de bruit. »

L’après-midi, les enfants prennent le relais. Ils courent autour des jeux en bois pendant que des ados s’entraînent au skate. Plus loin, des touristes prennent des photos, et des promeneurs profitent du soleil.

Le soir, les quais changent encore de visage. La musique sort des enceintes, les bières s’ouvrent, les amis se retrouvent. C’est l’heure des pique-niques, des rires, des pas de danse. Julie, professeure de yoga, y donne un cours chaque mardi soir.

« Je viens avec mon tapis à 18h. Il y a toujours du monde, mais c’est ce que j’aime. Faire du yoga en ville, au bord de l’eau, c’est top. »

Du lever au coucher du soleil, les quais vivent au rythme des Lyonnais. Un endroit où tout le monde trouve sa place, à chaque moment de la journée.

Un espace pensé pour vivre ensemble

Si aujourd’hui tout semble couler de source sur les quais — entre balade, sport, détente et moments partagés —, ce n’est pas un hasard. C’est le fruit d’un vrai choix d’aménagement.

« L’idée, c’était de faire cohabiter plein d’usages : marcher, courir, se poser, favoriser la nature, mais aussi se déplacer », explique Olivier Lacombe, architecte-urbaniste et cofondateur de l’agence Lafayette, qui a travaillé sur le projet.

« Les rythmes changent selon l’heure et la saison. Il fallait penser à ça dès le départ, imaginer des espaces qui s’adaptent, clairs et ouverts à tous. »

Résultat : pelouses, dalles, zones calmes ou plus larges pour circuler, tout a été pensé pour que les gens se croisent sans trop se gêner. Et en général, ça fonctionne.

Le week-end, c’est encore autre chose. Il y a foule : familles qui pique-niquent, jeunes en trottinette, groupes qui jouent au mölkky, couples qui se promènent, concerts improvisés… Le mélange est total. Parfois, ça frotte un peu entre les cyclistes pressés et les flâneurs, ou à cause du bruit, mais dans l’ensemble, les usagers apprécient. Ce qu’ils aiment ? Un espace libre, sans barrière, où tout le monde peut venir, peu importe l’âge ou le style.

Le Rhône, reflet de la ville

Le soir, l’ambiance change. Les lumières se reflètent sur l’eau, les sons baissent d’un cran. Des couples s’assoient au bord, des promeneurs marchent en silence, parfois un livre à la main. 

Aujourd’hui, les berges du Rhône ne sont plus juste un passage ou un décor sympa. C’est un vrai lieu de vie. Un endroit qui montre ce qu’est Lyon : une ville en mouvement, ouverte, parfois bruyante, mais toujours vivante.

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