Pimkie à Lyon, victime de dégradations

La tension est montée lors des manifestations contre l’extrême-droite à Lyon. Depuis quelques jours, de nombreuses dégradations sont commises en marge des rassemblements. Une situation que craignent les commerçants.

 

Des devantures taguées, des vitres brisées ou encore des autocollants anti-Rassemblement National collés un peu partout dans la ville, les manifestations contre le Rassemblement Nationale ont laissé des traces. Depuis l’annonce de la dissolution de l’Assemblée nationale, les rassemblements se multiplient à Lyon.

 En marge de ces rassemblements, des dégradations se font voir sur la Presqu’île de Lyon depuis quelques jours. En effet, de la place Bellecour à la place des Terreaux, les dégâts des dernières manifestations sont bien visibles rue de la République. Une situation qui inquiète et exaspère de nombreux commerçants. Pour se faire entendre, une pétition exigeant plus de sécurité et de propreté à Lyon a déjà recueilli plus de 4 200 signatures.

 

Les commerçants victimes des dégradations

 

Mercredi 12 juin, une manifestation contre le Rassemblement Nationale rassemblant 4 500 personnes s’est déroulée dans le 2e arrondissement causant ainsi de nombreux dégâts. Plusieurs commerces ont été pris pour cible provoquant l’exaspération des salariés.

Situé rue de la République, le magasin de vêtements, Pimkie en a payé les frais. La semaine dernière, la vitrine de la boutique a été brisée et taguée. Une situation qui n’enchante pas les salariés. « On est dégoûté. » évoque avec un rire nerveux Loane, vendeuse chez Pimkie. Des dégradations qui vont coûter cher au magasin qui doit gérer les réparations et le nettoyage. « Le plus compliqué pour nous, c’est au niveau des réparations. La police ne nous a pas répondu pendant trois jours et personne n’était là pour nous aider. Cela va être cher en réparation. » continue Loane.

 

Le commerce face aux manifestations

 

Ce vendredi 14 juin, un nouveau rassemblement a eu lieu place des Terreaux. Prévu à 18h30, le calme règne dans les commerces aux alentours une heure avant le rendez-vous. Un phénomène qui porte donc préjudice au commerce. « Ça casse le commerce. Quand la manifestation commence à 18h, on sait que la journée est finie. Les clients ne sont plus là. » s’exaspère Stéphane, vendeur chez Nicolas, situé place Terreaux. Quelques minutes avant le rassemblement, le caviste profite du calme pour se poser devant sa boutique.

« Nous sommes forcément inquiets, mais nous savons aussi que la police est présente en cas de débordements. » continue-t-il. Néanmoins, cette inquiétude ne date pas d’hier. En effet, le magasin Nicolas avait déjà été victime de violences lors de précédentes manifestations. « C’est malheureux mais nous avons l’habitude. Chez Nicolas, nous avions déjà connu des dégradations au temps des gilets jaunes. ». Gilets jaunes, réformes, rassemblements pour la Palestine, les manifestations s’enchaînent depuis plusieurs années entraînant une habitude chez les commerçants.

Victoire Dubust

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