Les élections législatives arrivent et les jeunes sont prêt à voter
Luan Martinez

Les élections législatives arrivent à grand pas. Ce vendredi 14 juin s’est déroulée une manifestation importante contre le Rassemblement nationale et l’extrême droite. Juste avant l’événement, dans une atmosphère de plus en plus pesante, nous avons rencontré Camille Kerzerho. Une étudiante engagée qui se définit comme gauchiste, mais pas Mélenchoniste pour autant. 

Les opinions politiques de Camille ont pas mal évolué depuis qu’elle s’intéresse à ce monde. C’est ce qu’elle nous raconte dans un bar avant de rejoindre la manif. Sa première mobilisation remonte à ses 17 ans, en 2022, au moment des élections présidentielles.

Bien qu’elle ne pût pas voter, elle s’était mise à fond derrière le candidat Jean-Luc Mélenchon à travers les réseaux sociaux, mais aussi en participant à des meetings. « Quand j’étais au lycée, j’ai été ultra-influencée par les réseaux et Mélenchon était très présent dessus. J’ai donc soutenu son parti, mais aujourd’hui, j’ai pris du recul et je ne suis plus du tout derrière lui. » 

 

 Elle compte bien aller voter le 30 juin à l’occasion des élections législatives. Pour Camille, ses valeurs ont toujours été proches de celles de gauche et c’est pour cela qu’elle est toujours restée de ce côté en politique. Une fois la majorité atteinte, la jeune femme de 19 ans s’est de plus en plus détachée de Mélenchon. Au fil du temps, elle s’est rendu compte que les valeurs que prônait le chef des LFI (la France insoumise) ne ressemblaient pas tant que ça aux siennes. Des propos souvent très extrêmes et son soutien à Adrien Quatennes (condamné pour violences conjugales) ont totalement perdu Camille.

« Une écolo qui veut la paix » 

Parallèlement à cela, un engagement supplémentaire vient s’ajouter aux valeurs de gauche, l’écologie. Aux dernières élections européennes, c’est donc pour Marie Toussaint que Camille a voté. « Depuis 18 ans, je fais attention à mon impact écologique et je trouve que c’est le combat le plus important en 2024. Je suis une écolo qui veut la paix ». Ce n’est pas pour rien qu’elle fait des études de biologie marine et qu’elle se définit comme militante écolo. Mais aujourd’hui, l’heure est grave, le rassemblement national est aux portes du pouvoir et Camille se mobilise en ce vendredi 14 juin pour faire barrage à l’extrême droite.

« Le droit de manifester, c’est un droit que la France a gagné. »

 

Camille Kerzerho dans le cortège à place terreaux.

 

Il est 18:30, le temps pour Camille de payer l’addition et de rejoindre les 2000 manifestants à Place Terreaux. « Ces derniers temps, j’ai beaucoup manifesté, que ce soit pour soutenir la Palestine et maintenant pour soutenir le front populaire. Manifester, c’est important pour tous les Français, c’est un droit qui a été gagné à travers notre histoire ».

Camille n’est pas du tout derrière le parti de Mélenchon, mais elle se sent obligée de soutenir le Front populaire pour contrer le Rassemblement national, notamment pendant les élections législatives. L’étudiante a préparé en amont des pancartes avec des slogans anti-extrême droite tels que « Macron dissout le Parlement, le peuple dissout l’extrême droite » ou encore « Jean Moulin a résisté, et vous ? ».

Dès son arrivée, Camille rejoint un groupe d’amis et se positionne au centre du cortège et crie ses revendications. L’étudiante respecte à la lettre la définition de manifestation et n’est pas là pour faire la fête.

Camille ne supporte pas les violences faites lors des manifs, pour elle, ce sont des actions qui desservent la cause. La militante écolo manifeste de manière pacifiste et aime quand l’ambiance s’y prête. C’est pour cela que dès que l’ambiance a chauffé, Camille est partie.

Le but était de protester sans violence et de faire passer le message que l’extrême droite est un danger pour la France. Ses valeurs écologiques se rangent derrière le front populaire et surtout contre l’extrême droite. Camille appelle à voter et à la mobilisation de tous. La militante écologique souhaite qu’après cette tempête, l’opinion publique se dirige vers l’urgence climatique. Mais avant ça, la France ne doit pas céder à la haine et à la confusion.

Luan Martinez

 

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